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La lecture des forums présents sur le net concernant telle ou telle pathologie est un observatoire souvent édifiant de la perception des patients quant à leurs maladies et les traitements qui leur ont été prescrits. Nécessairement, ces espaces de discussion drainent principalement des questionnements inquiets et excluent par voie de conséquence les personnes qui se montrent les plus confiantes dans la prise en charge qu’elles reçoivent. Néanmoins, il existe des différences très nettes en fonction des pathologies évoquées : dans certains cas, les conséquences elles-mêmes de la maladie ont la part belle, tandis que d’autres forums se focalisent plus certainement sur les traitements médicamenteux.
Qu’en est-il de l’ostéoporose ? Pour connaître le sentiment majoritaire des patientes s’exprimant sur la toile, l’institut Global Media Santé a passé au crible les messages échangés du 28 juin au 7 octobre 2011 sur 44 blogs et 208 forums. Quelques 259 verbatims concernant spécifiquement l’ostéoporose ont pu être identifiés et analysés.
Première constatation de cette enquête, l’ostéoporose ne semble pas ressentie par les blogueuses et autres internautes comme une maladie. D’ailleurs, les forums consacrés spécifiquement à cette pathologie sont rares et si l’ostéoporose est abordée, c’est plus fréquemment au détour d’interrogations sur la ménopause. Conséquence de cette perception particulière, l’ostéoporose est rarement évoquée pour elle-même. Ainsi, sur les 259 verbatims collectés, seuls six s’intéressent aux douleurs et quatre au risque de fracture. On ne parle guère plus de l’étiologie (huit messages) ou des examens à réaliser (neuf échanges). Le sujet numéro un concerne les médicaments. Mais là encore, il ne s’agit pas d’évoquer leur efficacité. Alors que sur d’autres forums dédiés à différentes maladies, le soulagement éprouvé grâce à un médicament peut être facilement abordé, cette dimension est totalement absente des discussions concernant l’ostéoporose. Ici, ce sont les effets secondaires des traitements qui suscitent le plus les débats : un verbatim sur deux s’y intéresse. Les échanges sont parfois sans appel : les patientes affichent clairement leur volonté d’interrompre leur traitement, sans même en référer à leur médecin. « Je n’ai pas attendu, j’ai arrêté de moi-même » peut-on ainsi lire fréquemment.
« Les patientes ont tendance à occulter le bénéfice thérapeutique de leur médicament, tant les contraintes inhérentes au traitement sont parfois lourdes. Elles n’ont pas conscience que celui-ci peut être efficace et y adhèrent difficilement » analyse le Docteur Pascal Boulet, médecin généraliste. Ces réflexions inquiètes sur les médicaments s’accompagnent souvent d’un plébiscite pour les médecines naturelles ou pour les mesures uniquement préventives. L’impact de la nutrition et de l’hygiène de vie sur le risque d’ostéoporose est en effet le second sujet principalement abordé sur ces forums. En la matière, il apparaît que s’il semble exister une certaine confusion entre la consommation de produits laitiers et les apports en calcium, le rôle de la vitamine D et l’intérêt de l’activité physique apparaissent pour leur part bien intégrés.
Pour les promoteurs de l’étude, les laboratoires Amgen et GlaxoSmithKline qui ont présenté les résultats de cette étude à l’occasion du congrès de la Société française de rhumatologie qui s’est déroulé du 11 au 14 décembre, cette veille confirme les problèmes d’observance souvent déplorés par les praticiens. On sait en effet que 50 % des femmes interrompent leur traitement avant la première année et que moins de 40 % des femmes ménopausées fracturées sont correctement traitées. Pour ces deux laboratoires ainsi que pour les groupements de patients, telle l’Association française de lutte anti-rhumatismale (AFLAR), cette étude doit inciter à renforcer la qualité de l’information délivrée aux patientes, afin notamment qu’elles ne perçoivent plus l’ostéoporose comme une fatalité, face à laquelle les médicaments n’auront que peu d’effet.
Actuellement, 22 médicaments appartenant à la famille des benzodiazépines (type Lexomil, Seresta, Temesta, Xanax) et apparentés (Imovane, Myolastan, Stilnox...) sont commercialisés en France. Ces molécules agissent sur le système nerveux central et sont à la fois anxiolytiques, hypnotiques (contre l'insomnie), relaxantes musculaires et actives contre les crises d'épilepsie.
Au total, 134 millions de boîtes ont été vendues en 2010, dont 50 % d'anxiolytiques et 37,6 % d'hypnotiques. Cela représente un chiffre d'affaires de 183 millions d'euros, soit 0,7 % du montant total des ventes de médicaments dans notre pays. Enfin, 60 % des consommateurs de ces traitements sont des femmes. C'est par cette série de chiffres que commence l'État des lieux de la consommation des benzodiazépines en France, rendu public récemment par l'Agence française du médicament (Afssaps).
Depuis les années 1990, de nombreux travaux ont souligné le niveau élevé de consommation de médicaments psychotropes par les Français, en particulier les anxiolytiques ainsi que les hypnotiques, et surtout les benzodiazépines. En 2009, selon certaines données européennes, la France était le deuxième pays européen qui prenait le plus d'anxiolytiques (après le Portugal) et d'hypnotiques (après la Suède).
Par ailleurs, un certain nombre d'effets négatifs et de risques sont associés à la consommation de ces médicaments. D'où ce rapport dont le but est d'étudier l'évolution de leur utilisation depuis une décennie grâce aux données des ventes déclarées à l'Afssaps, à celles de remboursement de l'assurance maladie, à d'autres provenant des systèmes de vigilance de l'Agence du médicament et à des études réalisées sur des populations particulières.
Il en ressort que, chaque année, un Français sur cinq prend au moins une benzodiazépine ou une molécule apparentée. Ainsi, plus de 25 millions d'individus ont été exposés à ce type de traitement entre mi-2006 et mi-2011. Depuis 2002, la consommation des anxiolytiques a diminué avec un nombre d'utilisateurs constant, ce qui indique une réduction de la consommation individuelle. Les mesures mises en place il y a dix ans par les autorités sanitaires pour favoriser le bon usage de ces médicaments ont donc porté leurs fruits. Néanmoins, les chiffres de vente semblent repartis à la hausse depuis 2009.
En pratique, le traitement par les benzodiazépines est indispensable pour de nombreux malades, mais il entraîne un certain nombre de risques. Ces médicaments peuvent en particulier provoquer des troubles de la mémoire et du comportement, une altération de l'état de conscience et des fonctions psychomotrices. Ces effets sont accrus chez les personnes âgées. De plus, plusieurs études suggèrent un lien possible entre benzodiazépines et démences dont la maladie d'Alzheimer.
Au cours des trois derniers siècles, de nombreux travaux ont montré que le cervelet joue un rôle majeur dans la coordination des mouvements. Pour pouvoir effectuer un mouvement, il faut que l’enchaînement et la durée des mouvements élémentaires de chaque segment corporel impliqué dans le geste puisse être coordonné de façon très précise. Il est actuellement clairement démontré que le cervelet assure cette fonction de contrôle temporel grâce à un circuit en boucle : il reçoit du cortex sensoriel et moteur des informations sur l’intention d’un mouvement puis transmet en retour les caractéristiques adéquates en terme de direction, de force et de durée au cortex moteur.
Mais cette importante fonction motrice a occulté un certain nombre d’autres fonctions qui n’ont été précisées que depuis 2 décennies à la suite de l’observation et de l’évaluation de patients présentant des lésions cérébelleuses ou des atteintes liées à des pathologies dégénératives. En effet, il existe des connexions cérébello-corticales avec des aires non motrices.
Le syndrome cognitivo-affectif cérébelleux a notamment été décrit par le Docteur Schmahmann en 1998. Il associe des troubles dysexécutifs, de la cognition spatiale, du langage et des changements de la personnalité. Il semblerait que ce soit surtout les régions postérieures du cervelet qui sont impliquées dans les fonctions cognitives. Toutefois, ces études ont porté sur un petit nombre de cas limitant les conclusions de celles-ci.
Dans Brain, une équipe italienne a publié les résultats d’une analyse qui a porté sur 156 des 223 cas observés entre 1997 et 2007 dans la Fondation du Laboratoire des Ataxies de Sainte Lucie. Soixante-dix-huit patients avaient des lésions focales et 78 une atrophie cérébelleuse. Les malades ont bénéficié d’évaluations neuropsychologiques classiques portant sur les différents domaines mais aussi d’explorations de la capacité de réaliser des séquences visuospatiales, de langage et d’images. Il apparaît que les patients ayant le plus de troubles cognitifs sont ceux dont l’atteinte siège dans le territoire de la PICA (artère cérébelleuse postérieure inférieure) ou touche les noyaux profonds. Ces auteurs concluent en précisant que le cervelet joue un rôle supramodal de séquençage des différentes actions cognitives.
Ce type de travail a un intérêt multiple. Il permet de mieux considérer les plaintes attentionnelles et comportementales rapportées par les patients mais aussi de sortir des représentations du fonctionnement cérébral datant d’un siècle attribuant des fonctions très compartimentées aux différentes zones cérébrales.
Une étude menée par Eric Vivier et Sophie Ugolini du Centre d'Immunologie de Marseille-Luminy (Inserm/CNRS/Université Aix Marseille) vient de mettre en évidence chez la souris un gène qui, muté, permet de stimuler les défenses immunitaires pour mieux lutter contre les tumeurs et les infections virales.
Alors que ce gène était connu pour activer une des premières lignes de défense de l'organisme (les cellules Natural Killer ou NK), son inactivation rend paradoxalement ces cellules NK hypersensibles aux signaux d'alerte envoyés par les cellules malades. Ces nouvelles données, essentielles pour comprendre le fonctionnement de ces cellules-clés de l'immunité, pourraient ouvrir une nouvelle voie thérapeutique contre les infections. Elles suggèrent aussi que la fonction des cellules NK doit être finement régulée pour garantir une réaction immunitaire optimale. Le détail de ces travaux est publié dans la revue Science datée du 20 janvier 2012.
Notre organisme subit les attaques d'une multitude de particules infectieuses (microbes, virus…) qui gravitent dans notre environnement quotidien. Pour lutter contre ces attaques, différentes cellules immunitaires sont activées : en premier lieu les cellules de l'immunité innée1, qui progressivement, laissent la place aux lymphocytes mémoires B et T de l'immunité dite adaptative. Les cellules Natural Killer (NK) font partie de cette première ligne de défense de l'organisme. Elles sont capables de tuer sélectivement les cellules tumorales ou infectées par des microbes tout en sécrétant des messagers chimiques, appelées cytokines, qui stimulent et orientent la réponse des lymphocytes B et T.
Suite à un vaste programme de génétique lancé il y a quelques années, les chercheurs sont parvenus à mettre en évidence un gène dont l'inactivation induit une augmentation de la fonction des cellules NK. Ce gène, appellé Ncr1, contribue à la fabrication du récepteur NKp46 présent à la surface des cellules NK. De façon surprenante, il est connu depuis plusieurs années comme activant les NK.
« Les cellules NK franchissent différentes étapes de développement avant de faire face à des microorganismes ou des cellules tumorales », explique Sophie Ugolini, co-responsable de cette publication. « Sans ce récepteur, les cellules NK sont plus réactives et donc plus efficaces lorsqu'elles rencontrent des agresseurs de l'organisme. », Pour tester le potentiel thérapeutique de leur découverte, les chercheurs ont bloqué le récepteur NKp46 à l'aide d'un médicament (en l'occurrence un anticorps monoclonal). Comme dans leurs expériences de génétique, ce traitement qui bloque NKp46 rend les cellules NK beaucoup plus efficaces.
« Désormais notre objectif est d'explorer plus avant les mécanismes biologiques sous jacents et de travailler en collaboration avec l'industrie biopharmaceutique et l'hôpital pour évaluer le potentiel médical de ce nouveau type de traitement, notamment pour les patients dont le système immunitaire est déjà très affaibli comme les malades atteints d'un déficit immunitaire et les patients ayant subi une greffe de moelle ou une chimiothérapie anticancéreuse », conclut Eric Vivier.
Inventée il y a moins d'un siècle, la télévision fait partie de ces innovations de rupture, avec le téléphone et l'ordinateur, qui ont profondément transformé notre civilisation : il y a aujourd'hui au moins 1,5 milliard de téléviseurs en service dans le monde, ce qui correspond à environ 4,5 milliards de téléspectateurs. En France, on estime le parc de téléviseurs à 47 millions, soit presque deux postes par foyer et près de 9 millions de téléviseurs ont été vendus dans notre pays en 2011. Chaque Français adulte passe en moyenne 3h50 devant la télévision, soit 40 minutes de plus que la moyenne mondiale.
Il est incontestable que la télévision, en permettant la circulation et la diffusion des idées et des images à l'échelle mondiale a changé le monde, bouleversant les cultures mais également l'éducation et l'économie. Aujourd'hui, la télévision est partout, elle est omniprésente dans nos vies et se consomme non seulement sur les innombrables téléviseurs qui nous entourent mais également sur les ordinateurs, tablettes numériques et smartphones que nous utilisons quotidiennement.
Pourtant, depuis trente ans, de multiples études scientifiques démontrent que l'utilisation abusive ou inadaptée de la télévision et, plus généralement, la consommation effrénée d'images souvent violentes ou choquantes a un impact considérable sur notre santé physique et mentale.
Il y a quelques mois, une étude de l’université du Queensland, en Australie a fait grand bruit en montrant que les plus gros consommateurs de télévision - plus de six heures par jour -pouvaient perdre jusqu' à cinq ans d'espérance de vie. Selon cette étude, ceux qui passent plus de deux heures par jour devant la télévision réduiraient leur espérance de vie de 22 minutes par heure ! (Voir Etude)
Cette étude confirme les résultats d'une autre étude de l’École de santé publique d’Harvard qui montre que 2 heures de télévision par jour accroît les risques de développer un diabète de type 2 de 20 %, et des problèmes cardiaques de 15 %.
Selon ces études, une consommation excessive de télévision aurait donc un impact aussi néfaste sur la santé que le tabac ! Mais les effets d'une consommation abusive d'images ne se limiteraient pas à notre santé physique. En effet, une autre étude américaine publiée en 2005 dans la revue Brain and Cognition a montré, après pondération des différents facteurs de risques, que chaque heure passée devant la télévision entre 40 ans et 59 ans augmentait de 30 % le risque de développer la maladie d'Alzheimer.
A ces effets très négatifs sur la santé physique et psychique, il faut ajouter l'impact de la télévision sur l'agressivité et différentes formes de criminalité. Cet impact est démontré par une multitude d'études rigoureuses. Le pédiatre américain Brandon S Centerwell a par exemple montré dans une célèbre étude que l'introduction de la télévision avait provoqué, sur une période de 40 ans, le doublement des meurtres aux Etats-Unis et au Canada ; une autre étude américaine réalisée sur 700 familles de l’état de New York pendant 15 ans a révélé une nette corrélation entre les actes violents et le temps passé chaque jour devant la télévision.
Il faut également évoquer une étude canadienne unique en son genre (Impact of Television : A Natural Experiment Involving Three Communities) publiée en 1979 et qui a étudié pendant 5 ans l'impact de l'arrivée de la télévision dans une petite ville isolée qui n'a reçu aucun programme de télévision jusqu'en 1975. Cette étude montre une augmentation de 160 % des agressions physiques entre le CP et le CE1 au cours des deux années ayant suivi l'apparition de la télévision dans cette petite ville.
Enfin, la consommation excessive de télévision a un impact direct sur les capacités cognitives des enfants, attention, mémoire, imagination notamment. A cet égard, les études du pédiatre allemand Peter Winterstein sont sans appel. Il a constaté, après avoir analysé les dessins de deux mille enfants pendant dix-sept ans, une corrélation directe entre la précision et la richesse de ces dessins et la faible consommation télévisuelle de leurs auteurs. A contrario, les enfants qui regardaient le plus la télévision produisaient des dessins incohérents et pauvres. Une autre étude néo-zélandaise, portant sur un millier de personnes nés en 1972 et 1973 et suivis pendant trente ans, a mis en évidence un lien très fort entre une surconsommation de télévision pendant l'enfance et un faible niveau d'étude à l'âge adulte.
Une étude récente publiée dans la revue de référence Pediatrics et réalisée par des chercheurs de l'Université de Virginie a montré qu'un groupe de jeunes enfants ayant regardé un dessin animé de dix minutes obtenait ensuite aux tests cognitifs de concentration et de logique des résultats sensiblement moins bons que l'autre groupe soumis à des activités traditionnelles.
Le grand pédiatre américain Dimitri Christakis (Université de Washington à Seattle) confirme ces conclusions et souligne que la consommation de télévision avant deux ans est systématiquement associée à des retards cognitifs et scolaires ultérieurs de l'enfant." La consommation actuelle de télévision sous toutes ses formes est devenu un enjeu majeur de santé publique au niveau mondial ", souligne le Docteur Christakis qui rappelle qu'un adolescent américain moyen passe plus du tiers de sa journée devant un écran, quel qu'il soit !
Face à ces multiples études aux résultats convergents et très préoccupants, une question essentielle se pose : les images télévisées sont-elles intrinsèquement nuisibles à notre santé physique et psychologique ou cet effet dépend-il du contenu de ces images, de l'attitude du téléspectateur et du contexte affectif, éducatif et culturel dans lequel sont vues ces images. La réponse à cette question est complexe car tous ces facteurs sont intriqués et mesurer leur poids respectif est délicat. Il est cependant admis que la consommation croissante d'images de plus en plus violentes et choquantes par de jeunes enfants peut gravement et durablement perturber leur santé mais également leur équilibre psychologique, social et affectif. Les cas de plus en plus graves et fréquents d'addiction aux jeux vidéo en sont la preuve.
Il ne s'agit pas pour autant de bannir l'image en tant que telle de l'éducation et de la culture car celle-ci, lorsqu'elle est utilisée de manière judicieuse et adaptée à l'âge et à la sensibilité de l'enfant, peut, en complément des autres outils pédagogiques, avoir une influence très positive. Enfin, un autre facteur décisif est à prendre en considération : le degré d'activité et de participation face à l'image. A cet égard, un basculement majeur est en train de s'opérer : les adolescents passent à présent plus de temps sur le Net que devant la télévision ; or, contrairement à la consommation de programmes télévisés qui est passive, l'Internet est interactif et coopératif, ce qui change profondément le rapport à l'image. On regarde la télévision mais on "surfe" ou on "navigue" sur le Web et le simple choix de ces verbes illustre les dimensions active, créative, symbolique et sociale infiniment plus riches et complexes de l'Internet.
Il reste cependant étrange et à tout le moins paradoxal que notre société de plus en plus moralisatrice et hygiéniste, si prompte à combattre le tabac, l'alcool et toutes les drogues en général, reste curieusement si permissive et indulgente en matière d'images alors qu'il est pourtant largement démontré qu'elles ont un effet absolument considérable sur la santé physique et mentale de nos concitoyens. Il me semble pourtant qu'il y a dans ce pouvoir exorbitant de l'image un enjeu social, politique et démocratique majeur qu'il est temps de reconnaître.
René TRÉGOUËT
Sénateur Honoraire
Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
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